Pathologies traitées | Famille clinique
Pathologies fonctionnelles traitées par radiochirurgie
Le CERES prend en charge par radiochirurgie stéréotaxique quatre pathologies neurologiques fonctionnelles : névralgie du trijumeau, algie vasculaire de la face, tremblement essentiel et épilepsie réfractaire. Cette approche non invasive s’adresse aux patients dont les traitements médicamenteux ont atteint leurs limites.
indications fonctionnelles traitées
Névralgie · Algie · Tremblement · Épilepsie
prise en charge ambulatoire
sans hospitalisation conventionnelle
séance unique dans la plupart des indications
traitement non fractionné, en ambulatoire
Une alternative non invasive lorsque les médicaments atteignent leurs limites
Les pathologies neurologiques dites « fonctionnelles » constituent un ensemble d’affections chroniques particulières. Contrairement aux tumeurs cérébrales ou aux malformations vasculaires, elles ne sont pas liées à une lésion visible du cerveau : elles résultent du dysfonctionnement d’un réseau de neurones, souvent stable anatomiquement mais perturbé dans son activité électrique ou chimique.
Ce caractère fonctionnel — et non lésionnel — les rend particulièrement difficiles à traiter chirurgicalement au sens classique. Il n’y a rien à retirer, rien à corriger anatomiquement : ce qu’il faut, c’est modifier avec précision l’activité d’une zone cérébrale précisément identifiée, sans endommager les structures adjacentes ni altérer d’autres fonctions neurologiques.
C’est précisément là que la radiochirurgie stéréotaxique intracrânienne trouve un rôle spécifique. La précision sub-millimétrique du ciblage permet d’agir sur un noyau cérébral profond, un nerf crânien ou un réseau épileptogène de quelques millimètres, sans incision ni exposition cérébrale directe. Elle constitue une alternative reconnue à la neurochirurgie fonctionnelle traditionnelle (thalamotomie, rhizotomie, cortectomie, d »compression micro-vasculaire), particulièrement adaptée aux patients pour lesquels l’anesthésie générale ou la craniotomie présentent un risque, ou qui souhaitent éviter une intervention invasive.
Les quatre indications prises en charge au CERES ont toutes en commun d’être des pathologies chroniques invalidantes, souvent réfractaires aux traitements médicamenteux de première ligne, avec un fort retentissement sur la qualité de vie. La radiochirurgie n’est jamais proposée en première intention : elle intervient lorsque les options médicales bien conduites ont atteint leurs limites en termes d’efficacité, de tolérance ou de compliance.
pathologies traitées
Les pathologies fonctionnelles neurologiques
Cette famille de pathologies partage un principe commun : un dysfonctionnement neuronal sans lésion visible. Deux angles complémentaires permettent d’en saisir la spécificité et les limites du traitement médicamenteux.
Ce qui distingue une pathologie fonctionnelle
Une pathologie neurologique dite fonctionnelle se caractérise par une anomalie de fonctionnement d’un réseau neuronal, sans lésion cérébrale identifiable en imagerie standard. Le cerveau apparaît morphologiquement normal, mais son activité électrique ou chimique est perturbée dans une zone précise. C’est cette perturbation qui produit les symptômes : douleur chronique, tremblement involontaire, crise épileptique. Cette distinction est fondamentale car elle oriente la stratégie thérapeutique : là où une pathologie lésionnelle appelle une résection ou une occlusion, une pathologie fonctionnelle appelle une modulation ciblée de l’activité neuronale.
Pourquoi les médicaments atteignent leurs limites ?
Les traitements médicamenteux constituent la première ligne thérapeutique dans l’ensemble de ces pathologies. Leur efficacité est réelle mais partielle : selon les indications, 20 à 30 % des patients ne trouvent pas de contrôle satisfaisant de leurs symptômes malgré des associations médicamenteuses bien conduites. D’autres patients répondent initialement puis développent une tolérance, ou présentent des effets secondaires qui rendent le traitement au long cours difficile à supporter : troubles cognitifs, prise de poids, somnolence, interactions. Chez ces patients dits réfractaires ou intolérants, la question d’une alternative thérapeutique se pose.
pathologies traitées
Les quatre indications
fonctionnelles traitées au CERES
Chacune de ces pathologies fait l’objet d’une page dédiée détaillant les indications précises, le déroulement du traitement et les résultats attendus.

Douleur faciale chronique
Névralgie du trijumeau
La névralgie du trijumeau se manifeste par des décharges électriques douloureuses fulgurantes, brèves mais intenses et répétées, dans le territoire du nerf trijumeau — le nerf sensitif du visage. Elle survient souvent à la moindre stimulation (parole, mastication, contact du visage). La radiochirurgie ZAP-X® cible la racine sensitive du nerf à sa sortie du tronc cérébral, réduisant progressivement la transmission des signaux douloureux tout en préservant la fonction sensorielle normale.
Symptômes principaux
- Décharges douloureuses brèves et intenses
- Localisation typiquement unilatérale
- Déclenchement au contact ou au mouvement
- Alternance de rémissions et récidives

Céphalées en salves
Algie vasculaire de la face
L’algie vasculaire de la face, parfois appelée algie de Horton, se manifeste par des crises de douleur extrême localisées autour de l’œil et de la tempe, survena,t par salves de plusieurs semaines à plusieurs mois. Elle affecte de façon disproportionnée la qualité de vie des patients, souvent des adultes actifs. La radiochirurgie stéréotaxique est indiquée dans les formes chroniques réfractaires aux traitements médicamenteux préventifs et aux thérapies de crise conventionnelles.
Symptômes principaux
- Douleur intense péri-orbitaire unilatérale
- Crises regroupées en salves
- Signes végétatifs associés (larmoiement, congestion)
- Retentissement fonctionnel majeur

Trouble du mouvement
Tremblement essentiel
Le tremblement essentiel est le trouble du mouvement le plus fréquent chez l’adulte. Il se manifeste par des tremblements d’action, principalement des mains, aggravés par les mouvements précis et les émotions, pouvant entraîner une gêne fonctionnelle majeure : difficultés à écrire, à s’alimenter ou à utiliser les mains. La radiochirurgie ZAP-X® cible avec précision le noyau ventral intermédiaire du thalamus, structure cérébrale profonde impliquée dans la genèse du tremblement.
Symptômes principaux
- Tremblement d’action des mains
- Aggravation lors des mouvements précis
- Retentissement sur l’écriture et l’alimentation
- Composante familiale fréquente

Épilepsie pharmacorésistante
Épilepsie réfractaire
L’épilepsie réfractaire, définie par la persistance des crises malgré au moins deux traitements antiépileptiques bien conduits, concerne environ un tiers des patients épileptiques. Le retentissement est majeur : impact sur la scolarité et le travail, restrictions de la conduite, risques traumatiques. La radiochirurgie stéréotaxique peut être indiquée dans certaines formes focales lorsqu’un foyer épileptogène est identifiable et accessible chirurgicalement.
Symptômes principaux
- Crises épileptiques récurrentes
- Échec d’au moins deux antiépileptiques
- Retentissement scolaire et professionnel
- Nécessité d’un bilan pré-chirurgical spécialisé
contactez-nous
Ma pathologie est-elle
éligible à la radiochirurgie au CERES ?
L’éligibilité à la radiochirurgie dépend de plusieurs critères : le type et la taille de la lésion, sa localisation cérébrale, les traitements déjà entrepris, l’état général du patient et les objectifs thérapeutiques. Aucune décision ne peut être prise sans un dossier médical complet comprenant une imagerie cérébrale récente, généralement une IRM de moins de trois mois.
Seule la réunion de concertation pluridisciplinaire du CERES peut valider l’indication d’un traitement par radiochirurgie. Cette décision collégiale garantit une évaluation objective et pluridisciplinaire, en cohérence avec les recommandations scientifiques nationales et internationales sur chaque pathologie.
Vous êtes patient ou proche
Demande d’avis médical, prise de rendez-vous, suivi de dossier, questions administratives : notre secrétariat vous accompagne dans toutes vos démarches.
Vous êtes médecin prescripteur
Adressage d’un patient, coordination sur un dossier, demande d’avis pluridisciplinaire, documentation professionnelle : notre équipe est à votre écoute.
Radiochirurgie zap-x
Pourquoi la radiochirurgie
a un rôle spécifique en pathologie fonctionnelle
La radiochirurgie stéréotaxique présente quatre spécificités qui expliquent son intérêt particulier dans le traitement des pathologies neurologiques fonctionnelles.

Cibler un réseau sans le léser
Contrairement à la neurochirurgie traditionnelle, la radiochirurgie ne consiste pas à retirer ou couper un tissu cérébral. Elle module l’activité de la zone ciblée en délivrant une dose précise de rayonnement, qui provoque progressivement une réduction fonctionnelle contrôlée sans destruction anatomique. Cette approche est particulièrement pertinente en pathologie fonctionnelle, où la zone à traiter est souvent un noyau profond ou un réseau neuronal, dont la préservation anatomique reste importante.
Une alternative non invasive
Pour des indications qui relèveraient historiquement d’une thalamotomie, d’une rhizotomie ou d’une cortectomie par voie chirurgicale ouverte, la radiochirurgie propose une alternative sans incision, sans anesthésie générale, sans hospitalisation prolongée. Elle constitue une option particulièrement adaptée aux patients âgés, fragiles ou porteurs de comorbidités qui contre-indiqueraient une intervention neurochirurgicale, ainsi qu’aux patients qui souhaitent éviter une approche invasive.
Une action différée mais progressive
L’effet clinique d’une radiochirurgie fonctionnelle s’installe progressivement sur plusieurs semaines à plusieurs mois, un délai à comprendre et à intégrer dès l’annonce du traitement. La réponse thérapeutique n’est pas immédiate mais se construit graduellement, avec une amélioration qui peut être partielle ou complète selon l’indication et le profil du patient. Cette temporalité fait partie intégrante de l’information éclairée délivrée par l’équipe médicale du CERES avant tout traitement.
Compatibilité avec les autres solutions thérapeutiques
Le choix de la radiochirurgie ne ferme pas les autres possibilités de traitement. En cas de réponse partielle ou de récidive, un second traitement radiochirurgical peut être discuté, tout comme le recours à la stimulation cérébrale profonde ou à la neurochirurgie fonctionnelle conventionnelle. Cette compatibilité avec les autres approches est un élément important de la décision en RCP, et permet une stratégie graduée sur le long terme si nécessaire.
PRISE EN CHARGE
Le parcours de prise en charge
en pathologie fonctionnelle
Le parcours patient en pathologie fonctionnelle suit la logique générale du CERES, avec quelques spécificités importantes liées à la nature de ces indications : validation neurologique préalable, imagerie ciblée avec séquences dédiées, et suivi principalement clinique après traitement.
Spécificité du suivi en pathologie fonctionnelle
Contrairement au suivi des tumeurs qui repose principalement sur l’imagerie, le suivi en pathologie fonctionnelle est essentiellement clinique. Il utilise des échelles d’évaluation standardisées (Barrow Neurological Institute Pain Scale pour la douleur, échelles de Fahn-Tolosa-Marín pour le tremblement, calendriers de crises pour l’épilepsie) permettant de quantifier objectivement l’amélioration des symptômes dans le temps.

Adressage
Par le médecin traitant ou le spécialiste de référence.
Etape 1

Consultation
Évaluation et confirmation du caractère réfractaire de la pathologie.
Etape 2

Bilan ciblé
IRM haute résolution, séquences dédiées.
Etape 3

RCP dédiée
Discussion collégiale de l’indication.
Etape 4
Suivi clinique
Évaluation à 3, 6, 12 mois post-traitement.
Etape 5
FAQ CERES
FAQ sur les pathologies fonctionnelles
Les pathologies fonctionnelles
Aller plus loin
Explorez les pages détaillées de chaque indication de la famille pathologies fonctionnelles.
Pathologie fonctionnelle
Névralgie du trijumeau
Prise en charge des formes résistantes aux médicaments, ciblage du nerf trijumeau, alternative à la chirurgie.
Pathologie fonctionnelle
Algie vasculaire de la face
Prise en charge des formes chroniques réfractaires, protocole ganglion sphénopalatin, résultats.
Pathologie fonctionnelle
Tremblement essentiel
Thalamotomie radiochirurgicale, ciblage VIM, alternative à la stimulation cérébrale profonde.
Pathologie fonctionnelle
Épilepsie réfractaire
Indications des formes focales, ciblage du foyer épileptogène, coordination avec les centres experts.




