Pathologies traitées | Famille clinique
Tumeurs bénignes traitées par radiochirurgie
Le CERES prend en charge par radiochirurgie stéréotaxique quatre familles de tumeurs bénignes intracrâniennes, les méningiomes, les schwannomes vestibulaires, les adénomes hypophysaires, et un ensemble de tumeurs rares de la base du crâne (paragangliome jugulaire, chordome, chondrosarcome). Cette approche non invasive s’inscrit en complément ou en alternative à la chirurgie, selon le type, la taille, la localisation et l’évolution de la tumeur.
familles de tumeurs bénignes traitées
Méningiome, Schwannome, Adénomes hypophysaires, Autres tumeurs de la base du crâne
des tumeurs primitives du système nerveux central sont des méningiomes
la plus fréquente de cette famille
options de prise en charge envisageables selon la tumeur
surveillance, chirurgie, radiochirurgie
Des tumeurs bénignes aux profils cliniques différents
Une tumeur intracrânienne dite bénigne se caractérise par une absence de dissémination à distance, à la différence d’un cancer classique. Les quatre familles prises en charge au CERES se développent chacune à partir d’un tissu différent, les méninges pour les méningiomes, la gaine du nerf vestibulo-cochléaire pour les schwannomes vestibulaires, l’hypophyse pour les adénomes hypophysaires, et des tissus variés (cellules neuroendocrines, résidus embryonnaires de la notochorde, cartilage) pour les tumeurs rares de la base du crâne. Ce point de départ tissulaire différent explique des présentations cliniques, des vitesses de croissance et des prises en charge propres à chacune.
Le chordome et le chondrosarcome de la base du crâne font figure d’exception au sein de cette famille. Considérés comme des tumeurs à malignité locale, capables de récidiver et de détruire l’os environnant, ils métastasent en revanche rarement à distance, ce qui les distingue d’un cancer au sens classique et justifie leur rattachement à cette famille de tumeurs bénignes dans l’architecture du site internet.
Pour ces quatre familles, la stratégie de prise en charge dépend de la taille de la tumeur, de sa localisation, de son évolutivité, de sa vitesse de croissance mesurée dans le temps et des symptômes éventuels, avec un principe commun, la surveillance par imagerie répétée peut être privilégiée pour les tumeurs de petite taille et stables, avant d’envisager un traitement actif.
pathologies traitées
Les quatre familles de tumeurs bénignes traitées au CERES
Chacune de ces pathologies fait l’objet d’une page dédiée détaillant les indications précises, le déroulement du traitement et les résultats attendus.

Maux de tête ou crises d’épilepsie
Méningiomes
Les méningiomes sont les tumeurs cérébrales primitives les plus fréquentes chez l’adulte, développées à partir des méninges plutôt que du tissu cérébral. Le plus souvent bénin (environ 80 % de grade I selon la classification de l’Organisation Mondiale de la Santé) et de croissance lente, il est fréquemment découvert de façon fortuite. La radiochirurgie ZAP-X® est proposée au CERES pour les tumeurs de taille limitée dont la localisation rend la chirurgie plus risquée.
Symptômes principaux
- Souvent asymptomatique, découvert de façon fortuite à l’imagerie
- Céphalées lorsque la tumeur devient volumineuse
- Crises d’épilepsie
- Déficit neurologique focal selon la zone cérébrale comprimée

Baisse de l’audition ou troubles de l’équilibre
Schwannome Vestibulaires
Les schwannomes vestibulaires, ou neurinomes de l’acoustique, se développe à partir des cellules de Schwann qui entourent le nerf cochléo- vestibulaire. Il représente environ 8 % des tumeurs intracrâniennes et se signale le plus souvent par une surdité progressive unilatérale. La radiochirurgie ZAP-X® est proposée au CERES pour les tumeurs de grade I à III selon la classification de Koos.
Symptômes principaux
- Prolactinome, troubles du cycle menstruel et galactorrhée, baisse de la libido et infertilité chez l’homme
- Acromégalie, élargissement progressif des mains, des pieds et du visage
- Maladie de Cushing, prise de poids tronculaire, vergetures pourpres
- Adénome non sécrétant, souvent silencieux, parfois troubles du champ visuel

Troubles hormonaux ou visuels
Adénomes hypophysaires
Un adénome hypophysaire est une tumeur bénigne qui se développe à partir de l’hypophyse. Selon qu’il sécrète ou non une hormone en excès, et selon l’hormone concernée, il peut donner des tableaux cliniques très différents. Le CERES propose la radiochirurgie ZAP-X® notamment pour les résidus après chirurgie, les récidives, ou certaines tumeurs non opérables.
Symptômes principaux
- Prolactinome, troubles du cycle menstruel et galactorrhée, baisse de la libido et infertilité chez l’homme
- Acromégalie, élargissement progressif des mains, des pieds et du visage
- Maladie de Cushing, prise de poids tronculaire, vergetures pourpres
- Adénome non sécrétant, souvent silencieux, parfois troubles du champ visuel par compression du chiasma optique

Symptômes variables selon la localisation
Autres tumeurs base du crâne
Cette famille regroupe trois tumeurs rares réunies par leur localisation profonde à la base du crâne, le paragangliome jugulaire, le chordome et le chondrosarcome. Le chordome et le chondrosarcome présentent une malignité locale, avec un risque de récidive, mais métastasent rarement à distance. La chirurgie reste le traitement de première intention, la radiochirurgie ZAP-X® et la protonthérapie intervenant en complément selon la situation.
Symptômes principaux
- Paragangliome jugulaire, acouphène pulsatile et surdité progressive
- Atteinte possible des nerfs crâniens bas (troubles de la déglutition, enrouement)
- Chordome et chondrosarcome, maux de tête et vision double par atteinte du nerf abducens
- Fuite de liquide cérébrospinal par le nez, signe rare mais possible pour le chordome
contactez-nous
Ma pathologie est-elle
éligible à la radiochirurgie au CERES ?
L’éligibilité à la radiochirurgie dépend de plusieurs critères, le type et la taille de la tumeur, sa localisation, sa proximité avec des structures nerveuses ou vasculaires sensibles, son évolution mesurée dans le temps, et les traitements déjà entrepris. Pour de nombreuses tumeurs bénignes de petite taille et stables, la surveillance par imagerie répétée reste la première option thérapeutique, avant d’envisager un traitement actif.
Seule la réunion de concertation pluridisciplinaire du CERES peut valider l’indication d’un traitement par radiochirurgie. Cette décision collégiale garantit une évaluation objective et pluridisciplinaire, en lien avec les spécialistes déjà impliqués dans la prise en charge selon la tumeur (neurochirurgien, endocrinologue, ORL).
Vous êtes patient ou proche
Demande d’avis médical, prise de rendez-vous, suivi de dossier, questions administratives : notre secrétariat vous accompagne dans toutes vos démarches.
Vous êtes médecin prescripteur
Adressage d’un patient, coordination sur un dossier, demande d’avis pluridisciplinaire, documentation professionnelle : notre équipe est à votre écoute.
Radiochirurgie zap-x
Pourquoi la radiochirurgie joue un rôle spécifique pour les tumeurs bénignes ?
La radiochirurgie stéréotaxique présente quatre spécificités qui expliquent son intérêt particulier dans le traitement des tumeurs bénignes intracrâniennes :

La radiochirurgie, non invasive et complémentaire à la chirurgie
La radiochirurgie ne retire pas la tumeur, elle délivre une dose de rayonnement ciblée qui vise à stopper sa croissance. Elle s’inscrit en complément de la chirurgie, pour les résidus tumoraux ou les récidives, ou en alternative lorsque la localisation de la tumeur rend une intervention ouverte plus risquée.
Contrôler la croissance sans exposer au risque opératoire
Pour des patients âgés, fragiles ou porteurs de comorbidités qui contre-indiqueraient une intervention neurochirurgicale, la radiochirurgie constitue une alternative sans incision, sans anesthésie générale et sans hospitalisation prolongée, réalisée en ambulatoire.
Préserver les structures nerveuses et vasculaires voisines
Ces tumeurs se développent souvent au contact de structures sensibles, nerf facial et nerf cochléaire pour le schwannome vestibulaire, chiasma et nerf optiques pour les adénomes hypophysaires et certains méningiomes, nerfs crâniens bas et structures vasculaires pour les tumeurs de la base du crâne. La précision sub-millimétrique du ciblage vise à contrôler la tumeur tout en préservant au mieux ces structures.
Compatibilité avec la surveillance et la chirurgie
Le choix de la radiochirurgie ne ferme pas les autres approches thérapeutiques. Une tumeur d’abord surveillée peut relever d’un traitement actif si elle évolue, et une tumeur opérée peut bénéficier d’une radiochirurgie complémentaire en cas de résidu ou de récidive. Cette compatibilité avec les autres approches est un élément important de la décision en réunion de concertation pluridisciplinaire.
PRISE EN CHARGE
Le parcours de prise en charge pour une tumeur bénigne
Le parcours patient pour une tumeur bénigne intracrânienne suit la logique générale du CERES, avec un bilan d’imagerie et, selon la tumeur, des examens complémentaires spécifiques.
Spécificité du suivi des tumeurs bénignes
Après une radiochirurgie, le suivi repose principalement sur des IRM réalisées à intervalles réguliers, associées à une évaluation clinique. L’équipe compare les images dans le temps pour vérifier la stabilité ou l’évolution de la tumeur et surveille les symptômes du patient. Une diminution de taille n’est pas nécessairement immédiate : le calendrier et la durée du suivi sont adaptés au type de tumeur et à la situation de chaque patient.

Adressage
Médecin traitant ou spécialiste de référence selon la tumeur (neurochirurgien, endocrinologue, ORL).
Etape 1

Consultation
Évaluation initiale et confirmation du diagnostic.
Etape 2

Bilan d’imagerie
IRM injectée, complétée selon la tumeur (audiogramme, bilan hormonal, champ visuel, scanner).
Etape 3

RCP dédiée
Discussion collégiale de l’indication.
Etape 4
Suivi par imagerie
IRM répétées pour objectiver la stabilité ou le contrôle de la croissance.
Etape 5
FAQ CERES
FAQ sur les tumeurs bénignes
Les tumeurs bénignes
Aller plus loin
Explorez les pages détaillées de chaque indication de la famille tumeurs bénignes.
Tumeurs bénignes
Méningiomes
Traitement des méningiomes de petite et moyenne taille, lésions résiduelles ou récidivantes après chirurgie, contrôle de la croissance tumorale.
Tumeurs bénignes
Schwannomes vestibulaires
Prise en charge des tumeurs de petite taille, contrôle tumoral, préservation de l’audition et de la fonction faciale.
Tumeurs bénignes
Adénomes hypophysaires
Traitement des résidus ou récidives après chirurgie, adénomes sécrétants, protection des voies optiques.
Tumeurs bénignes
Autres tumeurs de la base du crâne
Paragangliomes et autres lésions profondes, ciblage précis au contact des nerfs crâniens et des vaisseaux.




